Quid de l'utilisation des photos sous licence Creative Commons ?

Pendant la nuit de l’info 2011, j’ai pris quelques photos que j’ai mises en ligne sur Flickr. J’ai pris pour habitude de partager mes photos sous licence Creative Commons BY-NC-SA, parce qu’il est toujours plaisant de pouvoir utiliser une image pour illustrer un article, sans devoir payer des droits d’utilisation.

J’ai récemment eu la bonne surprise de trouver une mes photos utilisées pour illustrer un article sur le site de la BU de l’université de Savoie. C’était une bonne surprise, car les auteurs ont mis un lien vers la photo originale avec le nom associé.
Même si n’a rien d’anormal, au contraire !

Lorsque j’utilise une photo sous licence, je fais la même chose : un lien vers la photo originale avec le nom de l’auteur (oui, je ne précise généralement pas la licence…).

Mais pas plus tard qu’hier, j’ai eu la mauvaise surprise de voir que l’ENSISA a utilisé quatre de mes photos pour illustrer un document concernant la nuit de l’info, sans aucun moment préciser l’auteur des photos.
Je ne remets pas en cause l’utilisation de mes photos — au contraire, c’est plutôt valorisant —, mais je trouve absolument aberrant, et ce venant d’un membre d’une école d’ingénieur, qu’il ne soit pas indiqué, au moins une fois, les auteurs des photos (valables aussi pour les autres photos).

La question que je me pose donc, c’est si je dois demander le rajout de la source sur le document…

De l'art de faire des sondages et de savoir ce qu'ils valent (ou pas)

Illustration sondage

Les faits

On peut lire sur le site boursier.com un article intitulé : 32 % des Français souhaitent le retour du Franc.

En fin d’article, on a la précision suivante :

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 3 et 4 novembre auprès d’un échantillon de 1 016 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le calcul

Après avoir vérifié le nombre de personnes habitantes en France métropolitaine et dans les DOM, estimé à 65 026 885 habitants — que nous arrondirons à 65 000 000 habitants —, on peut facilement avec une petite règle de trois vérifier ce que représentent ces 1 016 personnes interrogées par rapport aux 65 000 000 de la population :

(1 016 × 100) / 65 000 000 = 0,00156307692…

En arrondissant gentiment le résultat à 0,0016, leur échantillon de personnes interrogées ne représente en fait que 0,0016 % de la population française.
Je vous laisse le soin d’interpréter les résultats…

La méthode

Il est précisé que le sondage a été effectué avec la méthode des quotas. De quoi ça s’agit ?[1]

Le principe

Après quelques recherches sur Internet, voilà des éléments de réponses :

On suppose que si l’échantillon reproduit fidèlement certaines caractéristiques de la population étudiée (et peut donc être considéré, par abus de langage, « représentatif »), alors il sera également à même de reproduire d’autres caractéristiques non contrôlées et/ou contrôlables qui constituent l’objet même de l’enquête.

[Par exemple] Si la population se compose de 50% d’hommes, on imposera à l’enquêteur chargé de réaliser 10 interviews un quota de 5 hommes pour 10 personnes enquêtées… si la même population comporte 10% d’agriculteurs, il devra y avoir une et une seule interview d’agriculteur…

écrit Oliviero Marchese. Vous pouvez aussi voir chez mon ami Google pour d’autres résultats.

Donc grosso modo, on choisit un certain nombre de critères (sexe, âge, profession, catégorie sociale, …) dont on connait — ou on estime ? — leur représentation par rapport à tous les français, et on décide — arbitrairement, financièrement, … ? — un nombre de personnes à interroger. Puis on rapporte ses proportions à notre échantillon, et l’on sait ainsi qui et combien de personnes dans chaque « catégorie » on va interroger. Voilà notre sondage terminé.

Enfin, on dit que le résultat trouvé pour cet échantillon avec la méthode des quotas, correspond à la population française.

Les limites

Je vais juste vous citer le site analyse de données :

Cependant, cette méthode (la moins onéreuse) a des limites qu’il faut préciser et qui permettent de comprendre pourquoi les sondeurs se trompent dans temps en temps :

  • Cette méthode repose sur l’hypothèse que l’information que l’on souhaite obtenir est corrélé avec la population. Ce n’est qu’une hypothèse de représentativité qui est difficile à démontrer voir impossible.
  • Le choix des individus sélectionnés par des enquêteurs lors de la méthode des quotas ne permet pas de calculer des probabilités d’appartenance à l’échantillon. Ceci entraine une difficulté de calcul d’erreurs et donc de précision de l’analyse.

Bref…

J’ai toujours pris les sondages (en particulier d’opinions) avec des pincettes — quand je ne m’esclaffe tout simplement pas devant certaines publicités vantant les mérites de tel produit et cliniquement prouvé à 90 % (avec en petit échantillon réalisée sur 20 personnes) —, mais j’ai vraiment du mal à me dire, même avec la meilleure méthode du monde, que la réponse de 1 000 personnes peut réellement correspondre à celle de 65 000 000.

Sur ce, je vous souhaite une agréable soirée !

Notes

[1]  C’est Gad Elmaleh qui l’a dit le premier.