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Le test du Marshmallow ou comment réussir sa vie

Imaginions que vous soyez à l’école primaire avec votre meilleur·e· pote, et qu’en entrant en classe avant vos camarades, vous trouvez sur votre table un délicieux Marshmallow.

Sauf qu’un monsieur que vous n’aviez pas vu, vous dit : « Vous avez deux options :
1. Manger le marshmallow tout de suite.
2. Attendre 15 minutes que je revienne. Si vous n’avez pas mangé le marshmallow, je vous en donnerai un deuxième. »

Qu’est-ce que vous auriez répondu ? Votre réussite future pourrait en dépendre…

Pas la peine d’appeler la police : le type bizarre, c’est juste un chercheur en économie comportementale — aux Etats-Unis, ils appellent ça un comportementaliste. Et il est en train de réaliser une expérience hyper célèbre inventée par Walter Mischel, chercheur à l’université de Stanford, en 1972.
Pourquoi est-ce que cette expérience est aussi connue ? Parce qu’elle a été reproduite plusieurs fois, et qu’à chaque fois, la conclusion était la même : le résultat au test du marshmallow est le meilleur prédicateur de la réussite future d’un individu.

C’est en lisant l’excellent article « Le test du Marshmallow ou comment réussir sa vie » de Merci Alfred que vous y trouverez la réponse !

Petite virée à Paris

Sens interdit Lignes Cadenas

C’était bien sympathique.

Surprise avec l’assistance Apple…

J’ai du affronter le service d’assistance d’Apple aujourd’hui.

Au moment de la création de mon compte Apple, il fallait définir des questions/réponses de sécurité. Un peu comme ce que propose Microsoft. Têtu comme je suis, j’ai rempli assez rapidement les réponses, en choisissant volontairement des réponses qui n’allaient pas avec la question. Question de sécurité.
En pensant que je pourrais toujours les modifier plus tard. Grosse erreur !

Il faut passer par le service assistance pour qu’une personne compétente réinitialise les questions/réponses de sécurité. Je me rends donc sur le site, et après avoir relativement trouvé facilement, j’explique mon problème sur une page de contact.
Moins de douze heures après je reçois un mail :

Bonjour,
Je m’appelle Matt et j’ai le plaisir de vous assister aujourd’hui.

Je suis désolé d’apprendre que vous n’avez pas réussi à ré-initialiser vos questions de sécurité. Par mesure de sécurité, vous devez contacter notre équipe en charge de la sécurité des comptes pour une assistance supplémentaire.

Vous pouvez contacter un Account Security Advisor en appelant l’équipe d’assistance technique AppleCare. Pour trouvez le bon numéro de téléphone correspondant à votre pays, consultez l’article suivant :
Contacter l’assistance et le service clientèle d’Apple

Lorsque vous appelez, demandez à parler à un membre de l’équipe dédiée à la sécurité des comptes.

J’espère que ces informations vous seront utiles. Si vous avez des questions supplémentaires à ce sujet, n’hésitez-pas à m’en tenir informé.
Je reste à votre disposition si vous avez la moindre question portant sur ce problème.

Cordialement,

Je pars donc en chasse du numéro, que j’appelle. Le serveur vocal ne comprenant pas ma demande, je suis mis en relation avec un conseiller sans attente. En moins de 5 minutes, après vérification de mon identité, tout était réglé. Avec des personnes agréables et compétentes, qui ont de suite ciblé le problème.

Je m’attendais à devoir remuer ciel et terre, mais pas du tout. Ce fut donc une agréable surprise !

Un petit prêt étudiant ?

Contrairement à ce que l’on croit généralement, pour vous accorder 1000 euros de crédit, une banque n’a pas besoin de 1000 euros de ressources. La banque est en effet le seul acteur économique capable d’émettre une dette sur lui-même ou, autrement dit, de créer lui-même comptablement des ressources (du moins une partie) nécessaires à son activité.

[…]

Tout cela signifie que pour prêter 1000 euros, la banque n’a certes pas besoin de 1000 euros de ressources préalables, mais elle ne peut pas pour autant le faire à partir de zéro.

Alternatives économiques, 309, janvier 2012 : “Comment les banques créent de la monnaie”

Bubulle et le super super bonus

Bubulle posa les pattes avant sur le rebord de sa boîte, prêt à bondir. « Damned ! La revoilà ! »

— Mini, mini, reprit Mme de Molenne. C’est incroyable, il a refermé les yeux. Il est rusé comme tout.

Bubulle décida alors de frapper un grand coup. Il ouvrit la gueule et cracha une flamme pâlichonne. Mme de Molenne s’écarta :
— Mais qu’est-ce que c’est ?

Bubulle sauta hors de sa boîte et trottina jusqu’à la commode sous laquelle se trouvait son salut : un prise électrique. Il y plongea la queue.
Ah, que c’était bon ! Le super super bonus…

Mais pendant le temps de charge, Bubulle se déconnectait. Mme de Molenne, à plat ventre devant la commode, eut donc tout loisir de contempler cet incroyable spectacle, un dragon de Sumatra rechargeant ses accus.

Golem, Elvire, Lorris et Marie-Aude Murail, Pocket Junior

Si toi aussi tu résilies…

telephone dial

Aujourd’hui, je travaille dans la boutique de téléphonie mobile d’une grande marque et il y a beaucoup de monde. Deux jeunes entrent et chantent : « Si toi aussi tu résilies, tape dans tes mains ! ». Ils ont tous tapé dans leurs mains. VDM

Vu sur VDM, photo de Leo Reynolds.

La nuit de l’info 2011

Bannière Nuit de l'Info 2011

What’s it ?

Il s’agit d’un concours de programmation qui dure une nuit, et au bout de laquelle il faut rendre une application qui répond au sujet. Cette année la nuit de l’info a eu lieu entre le jeudi 1er décembre à 16h41 et le vendredi 2 décembre à 07h59.
Et évidemment des élèves de l’ENSISA y ont participé.

Le thème de la nuit de l’info 2011 était : Réseau social, quand tu t’offres à nous !. Quant au sujet :

L’objectif principal est de réaliser une application afin d’aider tous ceux qui souhaitent être pertinents lors du choix des cadeaux pour leurs proches en cette fin d’année, c’est-à-dire à offrir des cadeaux qui à la fois fassent plaisir et rentrent dans le budget.

Il faut savoir qu’il y a un défi principal (celui énoncé ci-dessus), et un certain nombre de défis secondaires en rapport ou non avec le thème. Par exemple le défi du W3C consistait à créer un site web accessible.

It’s time to work hard !

L’équipe ENSISA M’BOT dont je faisais parti a donné tout ce qu’elle a pu durant la nuit pour fournir un site internet qui répond au mieux à la problématique.

C’est en compagnie de Georges, Benoît et de tous les autres (dont notre graphiste Noémie), que nous avons cherché, rigolé, pesté, codé, et ce de bonne humeur toute la nuit, parsemée de Nyan Cat pour réveiller tout le monde, de café, de pizza et glaces, …

World Wide Gift

En tant que première année, nous avons participé au concours dans l’esprit de voir à quoi ressemblait une nuit de l’info, en se disant que le principal était de participer !

Hé bien, nous pouvons être fier :) : nous avons terminé deuxième sur le défi principal !
Encore un fois, merci à toutes et à tous pour cette super nuit :D

De l’art de faire des sondages et de savoir ce qu’ils valent (ou pas)

Illustration sondage

Les faits

On peut lire sur le site boursier.com un article intitulé : 32 % des Français souhaitent le retour du Franc.

En fin d’article, on a la précision suivante :

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 3 et 4 novembre auprès d’un échantillon de 1 016 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le calcul

Après avoir vérifié le nombre de personnes habitantes en France métropolitaine et dans les DOM, estimé à 65 026 885 habitants — que nous arrondirons à 65 000 000 habitants —, on peut facilement avec une petite règle de trois vérifier ce que représentent ces 1 016 personnes interrogées par rapport aux 65 000 000 de la population :

(1 016 × 100) / 65 000 000 = 0,00156307692…

En arrondissant gentiment le résultat à 0,0016, leur échantillon de personnes interrogées ne représente en fait que 0,0016 % de la population française.
Je vous laisse le soin d’interpréter les résultats…

La méthode

Il est précisé que le sondage a été effectué avec la méthode des quotas. De quoi ça s’agit ?[1]

Le principe

Après quelques recherches sur Internet, voilà des éléments de réponses :

On suppose que si l’échantillon reproduit fidèlement certaines caractéristiques de la population étudiée (et peut donc être considéré, par abus de langage, « représentatif »), alors il sera également à même de reproduire d’autres caractéristiques non contrôlées et/ou contrôlables qui constituent l’objet même de l’enquête.

[Par exemple] Si la population se compose de 50% d’hommes, on imposera à l’enquêteur chargé de réaliser 10 interviews un quota de 5 hommes pour 10 personnes enquêtées… si la même population comporte 10% d’agriculteurs, il devra y avoir une et une seule interview d’agriculteur…

écrit Oliviero Marchese. Vous pouvez aussi voir chez mon ami Google pour d’autres résultats.

Donc grosso modo, on choisit un certain nombre de critères (sexe, âge, profession, catégorie sociale, …) dont on connait — ou on estime ? — leur représentation par rapport à tous les français, et on décide — arbitrairement, financièrement, … ? — un nombre de personnes à interroger. Puis on rapporte ses proportions à notre échantillon, et l’on sait ainsi qui et combien de personnes dans chaque « catégorie » on va interroger. Voilà notre sondage terminé.

Enfin, on dit que le résultat trouvé pour cet échantillon avec la méthode des quotas, correspond à la population française.

Les limites

Je vais juste vous citer le site analyse de données :

Cependant, cette méthode (la moins onéreuse) a des limites qu’il faut préciser et qui permettent de comprendre pourquoi les sondeurs se trompent dans temps en temps :

  • Cette méthode repose sur l’hypothèse que l’information que l’on souhaite obtenir est corrélé avec la population. Ce n’est qu’une hypothèse de représentativité qui est difficile à démontrer voir impossible.
  • Le choix des individus sélectionnés par des enquêteurs lors de la méthode des quotas ne permet pas de calculer des probabilités d’appartenance à l’échantillon. Ceci entraine une difficulté de calcul d’erreurs et donc de précision de l’analyse.

Bref…

J’ai toujours pris les sondages (en particulier d’opinions) avec des pincettes — quand je ne m’esclaffe tout simplement pas devant certaines publicités vantant les mérites de tel produit et cliniquement prouvé à 90 % (avec en petit échantillon réalisée sur 20 personnes) —, mais j’ai vraiment du mal à me dire, même avec la meilleure méthode du monde, que la réponse de 1 000 personnes peut réellement correspondre à celle de 65 000 000.

Sur ce, je vous souhaite une agréable soirée !

Notes

[1]  C’est Gad Elmaleh qui l’a dit le premier.